Histoire de l’athlétisme

Le mot »Athlétisme »vient du grec »Athlos », signifiant Combat.

Il s’agit de l’art de dépasser la performance des adversaires, en vitesse ou en endurance, en distance ou en hauteur.

L’athlétisme est un des rares sport universellement pratiqués, sa simplicité et le peu de moyens nécessaires à sa pratique expliquant en partie son succès.

Courir, marcher, sauter et lancer étant des gestes naturels, les origines de l’athlétisme sont difficiles à identifier. Dès les premiers âges de la civilisation, les hommes chassaient et pêchaient pour assurer leur subsistance et s’écarter des dangers. Durant leurs temps de « loisirs », ils concouraient entre eux et se mesuraient en vitesse, en endurance, en détente et en force qualités qui composent l’éventail des spécialités de l’athlétisme aujourd’hui.

Les concours sportifs -anarchiques -ont peu à peu pris une place importante dans le quotidien de plusieurs civilisations (Egypte, Aztèques, Incas, Grecs, etc.) développant ainsi diverses pratiques: courses de vitesse et d’endurance, lancer de disque, de javelot, saut en longueur.

En Grèce, l’activité physique est vite devenue une institution, une raison d’Etat pour former les soldats à Sparte. Par ailleurs, les concours animaient les fêtes pour honorer les Dieux, les Héros ou les hôtes de marque.

Progressivement ces rassemblements vont se développer pour aboutir à des Jeux Pythiques, Isthmiques, Néméens ou Olympiques ces derniers qui se déroulaient à Olympie seront les plus illustres avec au programme courses de vitesse et d’endurance, lancer de disque et de javelot ainsi que le saut en longueur.

La 1ère course « officielle » se courait sur une distance de 192,27m (600 fois le pied d’Héraclès). Les Jeux furent ensuite abolis en 393 ap. J-C par l’Empereur Théodose qui les trouvaient trop païens (dénués de tout sens religieux). Mais la pratique athlétique continue, notamment dans les pays nordiques et anglo-saxons (Celtes, Vikings, Ecossais, Irlandais) qui organisent en permanence des jeux et concours divers (Hauteur, Perche, lancer de Marteau de forgeron) et des courses longues qui sont autant de défis.

L’amour profond de la compétition caractérise l’esprit anglo-saxons qui se perpétue jusqu’à nos jours, alors qu’en France, les principales activités physiques sont l’escrime, la paume, l’équitation, réservées à l’aristocratie.

Le 1er meeting d’athlétisme moderne s’est tenu en Angleterre en 1825, dont le programme s’est étoffé au fur et à mesure des années.En france, c’est vers 1880 que des étudiants vont fuir les cours de gymnastique pour se retrouver au jardin du Luxembourg ou à Saint-Lazare et y organiser des compétitions. Les 1er club d’athlétisme français est le Racing Club de France, créé en 1882. Et les 1ers Championnats de France furent organisés en 1888 à Paris (Stade Croix-Catelan) avec quatre épreuves au programme: 100m, 400m, 1500m et 120m haies.

C’est alors que le Baron Pierre de Coubertin, voulant mettre un terme aux pratiques d’argent dans le sport, et notamment dans l’athlétisme, au profit du « spectacle sportif » amateur, se jure de rétablir les Jeux Olympiques, imitant ceux de l’antiquité. En 1884, un congrès est réuni à la Sorbonne et, en 1896, les 1ers Jeux Olympiques de l’ère moderne se déroulent à Athènes, rassemblant 285 sportifs de 13 Nations.

A ses débuts, comme pour les autres sports, l’athlétisme n’était pratiqué que par les hommes. Progressivement les femmes s’y sont mises, prenant conscience de leur importance grandissante dans la société. Elles furent admises pour la 1ère fois en athlétisme aux Jeux Olympiques d’Amsterdam en 1928.

Le sport va progressivement se structurer pour aboutir à ce que nous connaissons actuellement: une fédération par sport, tant au niveau national qu’international. Pour l’athlétisme ce sera chose faite en 1912 pour la Fédération Internationale d’Athlétisme Amateur (IAAF) dont le siège est à Monaco et en 1920 pour la Fédération Française d’Athlétisme (FFA) dont le siège est à Paris.

Durant la première moitié du XXe siècle, Européens occidentaux et Américains si distinguent dans la pratique de l’athlétisme. Et c’est à partir des années 30 qu’Afro-américains et pays communistes investissent ce sport devenu une voie d’espoir.

Vers 1980, la pratique de l’athlétisme de compétition va stagner dans les pays développés, notamment en raison de son niveau d’exigence en termes d’entrainement, mais aussi par la diversité accrue de l’offre sportive et de loisirs. Aujourd’hui l’athlétisme est un des sports les plus universels regroupant plus d’une trentaine d’épreuves autour de6 disciplines.En 2010, la Fédération Française d’Athlétisme compte 200 055 licenciés dont 115 711 hommes et 84 344 femmes répartis dans 513 clubs.